La conception, les dates

Henry Valensi considérait que la dernière étape de l’évolution de l’art pictural consistait à introduire le mouvement réel dans l’espace de la toile, ce qui déboucha sur la Cinépeinture. L’artiste travaillera seul, avec les outils de son époque à partir de 1936 à l’élaboration d’un film qui n’aboutira qu’en 1959 : 30 minutes, 64 000 dessins à partir d’un tableau peint en 1932, La Symphonie Printanière. Il s’agit d’un des premiers films d’animation d’abstraction, réalisé par Henry Valensi, seul, entre 1936 et 1959 et qualifié par l’artiste de Cinépeinture, terme qu’il a inventé.

Une correspondance avec les studios Disney laisse entendre que Walt Disney s’inspira de ces concepts pour réaliser son film « Fantasia » de 1940.

Symphonie printanière. 1932. Huile sur toile.

VERNISSAGE DE L'EXPOSITION

La présentation originale et les diffusions ultérieures

En 1959, un an avant sa mort, l’artiste présente son film au festival de Bergame à l’occasion du Festival Gran Premio Bergamo. Son discours de présentation lors de la conférence de Bergame (en voir ici quelques extraits) demeure ainsi la description (globale et plan par plan) la plus complète du film jusqu’à présent (nous en avons d’ailleurs conservé la version originale).

Récemment, ce film a été vu d’octobre 2013 à janvier 2015 à Beaubourg dans une salle monographique au sein de l’accrochage des Modernités Plurielles, et voici en belle introduction ce qu’en dit le curateur Michel Gauthier, conservateur au MAM de Paris :voir l’introduction de Michel Gauthier.

Il a également été diffusé lors d’une exposition consacrée à Henry Valensi dans les galeries Le Minotaure et Alain Le Gaillard (Parie 6ème) d’octobre à novembre 2014, projeté à la FIAC 2014 et par deux fois lors d’expositions Hors les Murs au Mucem de Marseille ; enfin à une conférence de presse que nous avons organisée à l’IRCAM en juin 2014

Les outils

Forme convexe

Forme curviligne

Ce film expérimental fut réalisé à partir de procédés successifs du Kodacolor, du Gevacolor et de l’Eastmancolor. Techniquement, Valensi peignait chaque celluloïd qu’il filmait image par image sur une pellicule 35 mm. La plupart de ces celluloïds sont conservés au CNC à Bois d’Arcy, qui a restauré et numérisé ce film.

celluloïds de la cinépeinture Symphonie printanière