2017 une année Musicaliste !

1927 | Voyage en chemin de fer. Henry Valensi.

2017 : l’année de la deuxième
grande rétrospective Henry Valensi

Le Musée de Montbéliard lui consacre en effet sa saison printemps-été 2017, du 15 avril au 17 septembre.

Cette période couvrira la Nuit des Musées (le 20 mai), se terminera avec les Journées du Patrimoine (16 et 17 septembre), et comprendra, outre des animations spécifiques lors de ces journées, d’autres conférences, rencontres et visites commentées, avec en particulier la participation des membres du Conservatoire de Musique de Montbéliard.

Cela permettra à toutes et tous de découvrir concrètement la très grande richesse picturale, cinématographique et littéraire de cet artiste singulier du XXème siècle, grâce à un parcours de 500 m² où seront exposées plus d’une centaine d’éléments, rassemblés avec l’aide de nombreux partenaires, tels que : tableaux[2], études, dessins, affiches, divers objets, documents[3], outils, cellulos, aérographes, etc, tandis que le film de Cinépeinture, Symphonie Printanière, sera projeté dans une salle sur le parcours (a priori chronologique) de l’exposition, ainsi que d’autres petits films montrant le peintre en action.

Un voyage pour la presse depuis Paris sera organisé autour de la date du vernissage, le 14 ou le 15 avril 2017.

La Directrice du Musée, Madame Aurélie Voltz, accueillera également la présence du livre de Marie Talon, Henry Valensi, l’Heure est venue (Yvelinéditions, 2013), en vente sur place, de même que d’autres publications conçues pour l’occasion : catalogue, cartes postales, etc.

Nous entendons donner à cette manifestation l’ampleur nationale, voire internationale qu’elle mérite, et préparons à ce titre la traduction en anglais du site www.musicalisme.fr , grâce à Caroline Hancock, sans qui cette initiative n’aurait pas pu voir le jour.

À très bientôt pour de plus amples informations.

Didier Vallens,
Président de l’Association Henry Valensi

[1] La première avait eu lieu en octobre 1963 (il y a 54 ans !), au Musée des Beaux-Arts de Lyon
[2] Dont de nombreux n’avaient jamais été montrés au public, ce qui est donc corrigé grâce à la contribution généreuse d’un grand nombre de prêteurs privés
[3] Dont certains manuscrits encore inédits

Henry Valensi : la Symphonie printanière

Notes sur la création sonore en direct

Andrea Martignoni | Bologne, octobre 2016
Traduction : Salvatore Louis Bellanti et Didier Vallens

Lorsque, au printemps 2016, Marcel Jean, en tant que directeur artistique du Festival International du Film d’Animation d’Annecy, m’a demandé d’examiner l’idée de faire une bande-son en direct sur le long film d’Henry Valensi, immédiatement j’ai pensé à un éventuel défi qui se présentait, à la fois pas facile, mais assurément captivant.

La Symphonie printanière a été choisie par Marco De Blois, responsable de la session du cinéma d’animation à la Cinémathèque Québécoise à Montréal, au sein du programme « Une histoire inattendue de l’animation française », qu’il prévoyait pour le Festival d’Annecy 2016, dans le but de présenter au public une forme du cinéma d’animation, entre l’expérimental et l’abstrait, qui attesterait de la proximité de cette partie peu connue du cinéma français, les idées esthétiques de Norman McLaren[1].

Bien que je me sois plus occupé à filmer l’histoire du cinéma d’animation, je dois admettre que je ne connaissais pas cette œuvre d’Henry Valensi. J’ai pu constater que je n’étais pas le seul. Très peu de professionnels avaient eu la possibilité de visionner son travail. Cela n’a fait qu’augmenter mon «appétit» et mon désir de me confronter à un film qui, de par son titre, fait référence à la langue des sons et la musique, et, plus encore, un film d’une durée monumentale pour un film d’animation.

Mes expériences en direct sur des films ont toujours été réalisées avec un artiste qui partageait la scène avec moi. C’était donc pour moi la première fois que j’ai eu à me mettre en jeu tout seul, partageant la scène avec ce merveilleux objet en deux dimensions qui est le film projeté !

Comme méthode pour réaliser la sonorisation du film, j’ai surtout utilisé l’improvisation. C’est-à-dire je me suis exercé avec les instruments que j’avais choisis en regardant des dizaines de fois le film pour en intégrer les caractéristiques dans l’acte pratique de créer les sons. Cette méthode permet de fixer une bonne partie des éléments qui, petit à petit, vont émerger pendant l’acte d’improvisation créative. Quelques éléments reviennent naturellement à chaque exécution pour se mettre ensemble avec les divers événements sonores qui sont nés spontanément, pour arriver au résultat final de la composition.

La plupart des sons proviennent d’objets spécialement créés, comme une série de clips de papier (trombones) qui, coincés sur une boîte en bois et pliés vers le haut, produisent naturellement un son métallique et doux, qui ressemble étroitement à la M’Bira, l’outil d’origine est-africaine. Amplifié via un microphone au contact de cette Boîte Sonore, cela permet également d’amplifier le son d’autres objets qui sont à leur tour en appui sur elle. En parallèle, un autre microphone de contact permet d’utiliser d’autres sources de bruit ou de petits instruments. Ces instruments sont reliés à un système de pédales (comme pour les guitares) et enfin à un instrument électronique, appelé « Kaoss Pad »[1], qui permet un nombre infini de modulations et échantillonnages des sons produits et pré-traités par la chaîne de pédales.

Je ne sais pas si le résultat sonore est en phase avec les idées esthétiques et musicales auxquelles pensait Henry Valensi dans la longue élaboration et la réalisation de son œuvre, mais mon approche a été et sera d’un grand respect et d’admiration pour ce travail et son auteur, dans une tentative, à mon avis réussie, de mettre en jeu ma propre sensibilité sonore et musicale en confrontation directe dans l’espace et le temps de la création par l’utilisation de l’animation, qui ont permis au Maître de réaliser son œuvre la plus complexe et sophistiquée.

Je ne nie pas que je ressentais une forte tension et une grande émotion en jouant avec d’énormes images animées, projetées à côté de moi sur la scène de la « Petite Salle du Bonlieu » à Annecy. Au début, je me sentais minuscule devant tant de grandeur puis, petit à petit, la sensation faisait naître en moi le sentiment que je faisais partie de la même œuvre.

[1] Le même De Blois commence par une question rhétorique son texte explicatif du programme : Et si Norman McLaren avait été français ?
[2] Le Kaoss Pad est une sorte d’écran tactile, de touchpad modifiant considérablement le son de sortie sur un amplificateur.

Waldemar-George, critique d’Art du XXème siècle sur Henry Valensi

Didier Vallens,
Président de l’Association Henry Valensi.

Nous avions rencontré une première fois Yves Chevrefils Desbiolles lors de la commémoration du Salon de la Section d’Or de 1912 que nous avions organisée en décembre 2012, et encore plusieurs fois par la suite pour parler plus spécifiquement de Valensi, et notamment de ses nombreuses archives manuscrites encore inédites.

Il vient de publier un livre, très documenté, où il évoque Waldemar-George, critique d’Art du XXème siècle.

Parmi les quelques 37 artistes dont il reprend ici, sous forme d’anthologie, les critiques formulées par Waldemar-George, et dont beaucoup sont mondialement connus, Yves Chevrefils Desbiolles fait une place importante à Henry Valensi, et nous lui en sommes très reconnaissants.

Waldemar-George, critique d’art

Cinq portraits pour un siècle paradoxal.
Essai et anthologie
par Yves Chevrefils Desbiolles

> SE PROCURER L’ŒUVRE

La Douceur

À découvrir

Mon ami écrivain Jean Habrigian, à qui j’avais fait découvrir quelques tableaux de Henry Valensi, vient de publier à compte d’auteur La DouceurIl y a inséré plusieurs références (à voir dans les extraits du livre) à la musique colorée de ce peintre, à travers la projection d’hologrammes que cet artiste moderniste aurait certainement appréciés.

Vous n’avez jamais rêvé de voler ?

Moi, si, quand j’étais enfant ! Et bien Jean Habrigian nous entraîne, après bien des détours poétiques, politiques et érotiques (volontiers provocateurs), dans les rues et sous les toits du Paris populaire d’aujourd’hui, dans un univers partant des Buttes-Chaumont et aboutissant à un Festival d’Avignon survol(t)é par une matière noire.

Tout à la fois poète, marcheur, séducteur, militant (ah, le Parti de la Rue), nous le suivons dans l’aventure collective de la Compagnie sans Nom, troupe enthousiaste, créatrice d’un monde tragi-comique mais aussi fédérateur d’utopies, comme celle d’un univers où la Douceur s’imposerait d’elle-même.

Didier Vallens
Président de l’Association Henry Valensi.

Les 3 extraits du livre

Jean Habrigian

Tél. : 06 37 57 24 15
Mail : noellejean@free.fr

Prix du livre : 15 €
Directement auprès de l’auteur (Paris).

+ 5 € de port.

Festival International du film d’animation d’Annecy 2016

Affiche Annecy 2016

—_ Rendez-vous _—

Jeudi 16 juin de 16h30 à 18h00 le film la « Symphonie printanière » de Henry Valensi sera projeté au Festival International du film d’animation de Annecy. Une reconnaissance supplémentaire pour cet artiste visionnaire et pour son chef d’œuvre de Cinépeinture qu’il aura mis 30 ans à parachever.

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– Retrouvez toutes les informations sur la Cinépeinture (conception, dates, outils et extrait)
   dans la rubrique du site de l’association qui lui est dédiée : http://musicalisme.fr/le-musicalisme/la-cinepeinture/
– Ainsi que les informations utiles sur le Festival International du film d’animation d’Annecy http://www.annecy.org
et sur la projection du film  http://www.annecy.org/programme/fiche:rdv-200001500087

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Nouvelle reconnaissance institutionnelle

C’est aujourd’hui la Bibliothèque Nationale de France (BNF) qui reconnaît l’importance des apports d’Henry Valensi, dans sa publication de janvier 2016 « Voir la musique » :

Voir la Musique - Biblio BNF Janvier 2016 TitreOn y retrouve une liste (très réduite) de ces apports à travers les publications d’autres auteurs qui le citent (Jean-Yves Bosseur), de la Commissaire de l’exposition Modernités Plurielles (Catherine Grenier) et à propos d’autres peintres, également musicalistes (Ernst Klausz) :

Voir la Musique - Biblio BNF pp 15&16 v1

Un article sur Valensi dans le Journal de la BDIC (février 2016)

La Bibliothèque de Documentation Internationale Contemporaine (BDIC), installée en l’Hôtel des Invalides à Paris a dans ses fonds plusieur tableaux de Valensi, qu’il avait réalisés pendant et juste après la Campagne des Dardanelles de 1915, exposés à la Galerie Druet en 1917, et qui ont été rachetés ensuite par l’Etat. Très récemment (2015), et après avoir exposé sa grande oeuvre Expression des Dardanelles à l’exposition « Vu du Front » (2014), elle a enrichi sa collection avec quatre nouveaux petits tableaux (des huiles sur panneaux), toujours représentatifs de cette Campagne.

Dans son numéro 40 de février 2016, trouve ainsi deux pages illustrant cette démarche :

BDIC_Journal_40_pages_Valensi-1

BDIC_Journal_40_pages_Valensi-2

Bienvenue sur la page d’actualités

Nouveau site, nouvelles fonctionnalités !

Bonjour à toutes et tous.

Nous venons de rouvrir notre site après une importante rénovation.

Je tiens à remercier tout particulièrement :

  • Christèle Gomez, agence Be’Com, qui a été le Maître d’Oeuvre de cette opération, et qui anime également notre page Facebook
  • Janeth Rodriguez-Garcia, photographe, qui est à l’origine de la plupart des photos des toiles de Valensi de ce site, ainsi que des prises de vue lors des évènements signalés
  • Christel Chassagnol, rédactrice, qui a eu la lourde tâche de tout relire, corriger et faire corriger, textes, présentation, validité des liens, etc, avant la publication

Cette rubrique Actualités est dédiée aux évènements en cours et à venir touchant au Musicalisme en général et à Henry Valensi en particulier : expositions, articles, ventes, etc.

Certains articles pourront être, à terme et en priorité, réservés aux seuls adhérents de l’association Henry Valensi.

La rubrique pourra également être ouverte aux contributeurs qui voudront publier un point de vue, un essai, une réflexion sur les sujets que nous traitons ici

Merci d’avance de faire vivre cette actualité.

Didier Vallens, neveu du peintre et Président de l’Association Henry Valensi